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Aline, le nouveau visage de la mode Rwandaise

Rencontre avec une jeune et ambitieuse Belgo-Rwandaise, styliste et créatrice de la marque ‘Maison Aline’. Cette passionnée de la mode nous parle de sa marque, de ses débuts et de ses projets.

Tout d’abord, pouvez-vous nous en dire plus sur vous, sur votre parcours scolaire et professionnel, d’où venez-vous ?

Je m’appelle Aline, je suis née au Rwanda, à Kigali plus précisément. À L’âge de 10 ans nous sommes partis vivre en Belgique où j’ai grandi et étudié. Là-bas, j’ai été imprégnée par la mode car mes parents ont toujours aimé bien s’habiller et inconsciemment j’étais attirée par les vêtements, les coupes, les tissus, les marques… C’est bien plus tard que j’ai commencé à réellement m’intéresser à la haute couture, aux couturiers, aux différentes tendances, à la mode, au style Coréen… Mais à aucun moment je n’avais pensé à créer ma propre ligne de vêtements !

Comment est née votre marque Aline MADE IN RWANDA ?

Elle est née à mon retour au pays. En effet, à mon arrivée, j’ai constaté que les barèmes salariaux des boulots que je trouvais ici ne correspondaient pas à ce que je gagnais ou pouvais gagner en Europe. Alors m’est venu l’idée de créer ma propre boite.

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Qu’est-ce qui fait l’identité ou la particularité de votre marque ?

L’identité de Maison ALINE c’est l’image d’une femme sophistiquée, audacieuse, sûre d’elle-même et élégante. En fait, elle représente mon alter ego (rire)! Mon objectif est de proposer ce style ou cette option à la femme Rwandaise qui est plutôt jolie avec des belles formes. Et l’idée est aussi de lui proposer un nouveau choix au niveau local, plutôt que de faire des commandes aux US ou en Europe, en lui offrant la possibilité de « customiser » ce qu’elle achète…ici.

Où trouvez-vous vos inspirations ?

Mon inspiration vient de la femme Africaine ou de la femme Noire en général, qui a, je schématise, une forme plutôt généreuse. Et donc, je tiens compte de cette particularité dans mes créations pour lui offrir des robes inspirées de la haute couture (Elie SAAB, Zuhair Murad, Giambattista Valli,…). Par ailleurs j’offre trois options à mes clientes :

  • Premièrement un style à l’occidentale ou prédomine l’utilisation du satin.
  • La deuxième option c’est le « Pure African », semblable au 1er style, sauf que j’y ajoute du tissu Africain.
  • Le troisième choix c’est la même robe mais en pagne Africain revisité.

La femme Rwandaise est-elle ouverte à la mode ?

L’ancienne génération (celle de nos parents) a, culturellement je pense, un gout assez discret, elle n’ose pas de nouveaux styles. Ce qui est à l’opposé de la nouvelle génération qui suit la mode et veut être au diapason de dernières tendances.  Mon style est donc parfait pour cette dernière, d’autant plus qu’elle aime tout ce qui est « customisable ». Cette génération-là veut porter quelque chose à son gout et qui lui ressemble !

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Pouvez-vous nous parler de votre première collection, « Umwiza Collection ».

J’ai eu un très bon feedback, tant au niveau local qu’international, à travers les réseaux sociaux. L’accueil a été chaleureux et ceux qui étaient présents ont apprécié la collection qui présentait quelque chose d’original. Pour cette première collection j’ai voulu faire simple en travaillant avec du satin et du coton sur des tenues de cérémonies.

Comment envisagez-vous l’avenir de votre marque ?

Au niveau personnel, j’aimerai ouvrir un premier magasin afin de pouvoir offrir un plus grand choix de tenues car pour le moment je ne fais que du « sur commande » et accroitre mes ventes en ligne. Dans un second temps ouvrir un atelier de couture pour les jeunes sans emplois et/ou les mères célibataires me tient à cœur. Mon souhait étant d’établir un pont entre ces jeunes couturiers d’ici et des seniors (ou retraités) ayant travaillé dans la haute couture en France ou en Italie, pour qu’ils puissent leur transmettre leur expérience et savoir-faire.

Le Rwanda étant en plein boom dans tous les secteurs, la couture ne devrait pas être le parent pauvre de ce développement….

 

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